mercredi 21 mars 2018

SHTANDART

Frégate, trois-mâts. 




Type : Trois-mâts carré (réplique de petite frégate russe).

Gréement : 2 vergues avec chacune une voile carrée sur les 2 premiers phares ; 1 vergue avec voiles carrée et 1 brigantine quadrangulaire, intermédiaire entre une voile au tiers et une voile latine (voile arabe) au mât d'artimon.


Matériaux : Coque et pont en bois (chêne et mélèze). Mâts en bois, à chouques, en 3 parties (2 parties pour le mât d'artimon)..
Date et lieu de lancement : 1998 à Sain-Petersbourg ; Original construit en 1703 à Saint-Petersbourg.

Nom lors du lancement : Shtandart.
Autres noms : aucun.
Utilisation de l'original : Frégate russe (navire de de guerre).
Dernière nationalité connue : russe.
.Dernier port d'attache connu : Saint-Petersbourg, Russie.
Dernière utilisation connue : Musée naviguant, voilier-école.
État : , régulièrement entretenu

Signification du nom : Shtandart signifie étendard. Sans doute parce que ce navire était l'emblème de la marine du Tsar.

Longueur hors-tout : 30,5 m
Longueur de la coque : 25,4 m
Longueur à la flottaison : ? m
Largeur maximale : 7,5 m
Tirant d'eau maximal : 3,1 m
Tirant d'air : 34 m
Déplacement : 220 t
Surface maxi de voilure : 820

Coque : très frégatée : la largeur maximum se situe au niveau du pont, à la limite entre les 2 couleurs : partie inférieure couleur bois, partie supérieure (pavois) jaune avec sabords décorés.


Superstructures : Gaillard et dunette.

Avant : Étrave très arrondie, à guibre ; gaillard ; beaupré très incliné avec mâtereau vertical. Figure de proue: lion coiffé de la couronne du tsar.






  Arrière : dunette, peinte en vert, extérieurement. Tableau arrière décoré, avec une rangée de fenêtres. Nom et port d'attache écrits en cyrillique.



Naguère, les bords de la dunette étaient peints en vert.
Plus récemment, ils étaient marron très foncé (Morbihan 2017)
   La décoration est très riche (sabords, guibre, tableau arrière) mais moins chargée que sur les voiliers du XVIIème siècle comme ceux de la Compagnie des Indes néerlandaise.

Shtandart est la réplique d'une petite frégate (vu sa taille, il conviendrait peut-être mieux de la qualifier de corvette). L'original a été conçu et dessiné par le Tsar Pierre Le Grand lui-même et est devenu son navire-amiral en 1703.

   La réplique a été lancée en 1998 ; un de ses premiers grands voyages l'a menée aux fêtes de Brest et de Douarnenez 2000 ; une voie d'eau avait contraint son équipage à le faire hisser sur le slipway de Douarnenez. Shtandart est revenu à Brest et à Douarnenez en 2004 mais pas en 2008. 
   Il était présent pour la première fois à l' Armada de Rouen en 2013. Il navigue généralement en Baltique et en Mer du Nord, et a participé aux rassemblements Sail Amsterdam, Sail Bremerhaven,  Hansesail Rostock, etc, au mois d'août.
  Il a participé aux fêtes de Brest en 2016 et est venu jusqu'à Douarnenez mais il n'y est pas resté .C'était un des bateaux les plus remarqués à la Semaine du Golfe du Morbihan 2017. Il a également participé aux Grandes voiles du Havre, début septembre 2017. Fin mars 2018, il a participé au festival  "Escale à Sète" fin mars 2018, après avoir fait escale dans quelques ports français méditerranéens.
Aux Grandes voiles du Havre 2017, croisant le Belem.
   Le capitaine du Shtandart, Vladimir Martus, projette de construire une réplique du Cutty Sark.
 


CAPITAN MIRANDA


Type :  goélette bermudienne à trois mâts.

Gréement : Mâts  en alu, en une seule partie, avec 3 étages de grandes barres de flèche, comme ceux des yachts modernes.  Voiles bermudiennes sur les trois mâts. 2 focs et une trinquette. Voiles triangulaires au-dessus de la misaine bermudienne. Certaines voiles décorées aux couleurs uruguayennes (blanches et bleu, soleil jaune) sont établies  lors des escales.

Matériaux : Coque en acier.
Date et lieu de lancement : 1930 à Cadiz (Andalousie)
Autres noms : 
Utilisation initiale : cargo, puis navire océanographique.
Dernière nationalité connue : Uruguayenne..
Dernier port d'attache connu : Montevideo.
Dernière utilisation connue : Voilier école de la marine militaire uruguayenne.

Signification du nom : Capitan Miranda est le nom d'un officier uruguayen célèbre dans son pays pour ses travaux océanographiques et ses écrits. Aucun rapport avec le général vénézuélien du même nom.

Longueur hors-tout : 64 m
Longueur de la coque : 55 m
Longueur à la flottaison :  m
Largeur maximale : 8,4 m
Tirant d'eau maximal : 3,2 m
Tirant d'air : m
Déplacement : 839 t .
Surface maxi de voilure : 853 m².


État : Cargo espagnol, naviguant entre l'Espagne et l'Amérique du sud ; puis navire océanographique et hydrographique uruguayen à partir de 1960 à 2 mâts. Refondu en 1970 puis en 1993. Bien entretenu et naviguant régulièrement depuis.

Avant : Étrave à guibre. Jusqu'en 2007, pas de  figure de proue ; nom écrit de chaque côté, encadré de soleils stylisés ; beaupré court, en 2 parties.
La décoration a été modifiée en 2007, avec une tête d'homme entourée de rayons, représentant le soleil, et une frise entourant le nom du bateau sur chaque bord ; le tout en bois. Beaupré en 1 seule partie.


  
Arrière : voûte ; gouvernail à tube de jaumière ; pas de dunette, franc-bord très bas ; bastingage remplaçant le pavois.
   Coque : Noire, liston blanc. franc bord très réduit à l'arrière.

   Superstructures : très importantes, rappelant son rôle d'ancien navire hydrographique.

                             
    Capitan Miranda est un ancien cargo espagnol construit à Cadiz en 1930. Acheté par la marine uruguayenne en 1960, il a d'abord été transformé en navire hydrographique et océanographique en 1960 puis refondu en 1978 et transformé en voilier-école gréé comme un voilier bermudien moderne. Une nouvelle restauration, quasiment une reconstruction, a été réalisée en 1993 en Espagne.
    Le navire navigue beaucoup et participe aux courses de grands voiliers (par exemple à Cherbourg en 2005) et aux rassemblements comme l'Armada de Rouen.  
   Comme tous les équipages d'Amérique latine, celui du Capitan Miranda propose des animations musicales aux escales et se fait remarquer par son dynamisme.
  

mercredi 25 octobre 2017

LA BELLE ANGÈLE

Naufragée et détruite en octobre 2017.

Type :  lougre à trois mâts, chasse-marée.
La Belle Angèle remontant l'Aven le samedi 29 août 2015

naguère, le hunier était marron.
la Belle Angèle à l'échouage à Pont l'Abbé

Gréement :  Mâts en bois, en une seule partie ; le grand mât  et le mât de tapecul ont une forte quête vers  l'arrière. Seul le grand mât peut porter un hunier. Bouts-dehors avant et arrière, relevables pour faciliter les manœuvres au port. Les vergues restent hautes en usage normal et les voiles se carguent contre les vergues et les mâts.


Matériaux : coque, pont et espars en bois.

Date et lieu de lancement : 1991 à Pont-Aven ; construit par les charpentiers du chantier du Guip de l'île aux Moines (Golfe du Morbihan), à partir des plans de François Vivier, réalisés d'après des photos de L'Utile (construit à Redon).
Autres noms : Aucun, mais le modèle s'appelait L'Utile.
Utilisation initiale : voilier de croisière et de sorties à la journée (réplique)
L' Utile était un borneur (le bornage est du cabotage à très courtes étapes)  et un chasse-marée.
Dernière nationalité connue : Française.
Dernier port d'attache connu : Pont-Aven (Finistère sud, quartier de Concarneau) ; mais le bateau est généralement basé à Concarneau.
Dernière utilisation connue : Voilier de croisière et de promenade ; désormais détruit.

   Signification du nom : La Belle Angèle st le nom d'un célèbre tableau de Paul Gauguin (1848 - 1903), peint à Pont-Aven en 1889. La toile fait partie de la collection du musée d'Orsay, à Paris. Le modèle, qui pose en costume breton, s'appelait Angèle Canévet et était hôtelière ; son mari, Frédéric Satre, a été, par la suite, maire de Pont-Aven. Les 2 époux n'ont d'ailleurs pas apprécié le portrait. Paul Gauguin est sans doute la personnalité la plus célèbre ayant habité Pont-Aven, et le bateau porte ce nom en son honneur. Une rue de Pont-Aven porte le même nom et une statue de Gauguin ornait une des principales places du bourg. Elle a disparu depuis les travaux qui ont eu lieu sur la place ; si quelqu'un sait ce qu'elle est devenue ...
     Le nom est plus poétique que celui du chasse-marée qui a été pris comme modèle pour la réplique, L'Utile.
  
Longueur hors-tout : 24,5 m
Longueur de la coque : 14,5  m
Longueur à la flottaison :   m.
Largeur maximale :  4,6 m
Tirant d'eau maximal :  2 m
Tirant d'air :   m
Déplacement : 35 t .
Surface maxi de voilure :  195 m².


   État : naufragé et détruit par la mer en octobre 2017..

   Avant : Étrave  faiblement inclinée. Long bout-dehors  horizontal relevable


   Arrière : Voûte + tableau peint en blanc, portant le nom du bateau et les initiales du quartier maritime d'immatriculation : CC pour Concarneau) ; barre franche.


  Coque : Noire, liston blanc, lisse de pavois verte.
  Superstructures : Panneaux et descentes. Le rouf, entre le mât arrière et le mât de tapecul, n'est pas plus haut que le pavois et n'est pas visible de profil.
       La Belle Angèle a été construite par l'association "La Belle Angèle", qui en reste propriétaire et organise une fête autour du bateau, chaque année (à la fin du mois d'août), au port de Pont-Aven. Elle a participé, après son lancement en 1992, aux fêtes de Brest et au concours "bateaux des côtes de France".
        C'est la réplique d'un chasse-marée de l'Aven, l'Utile, lancé en 1870 à Redon (Ile et Vilaine), qui appartenait à un armateur de Pont-Aven, Léon Satre. Ce type de bateau servait au transport des sardines, pendant la saison de pêche : il allait chercher les poissons sur le bateau de pêche (qui pouvait ainsi continuer son activité) et le rapportait à la conserverie le plus vite possible; Il fallait donc un voilier capable de bonnes performances. En-dehors de cette activité saisonnière, le bateau assurait un rôle plus classique de borneur (transport  de marchandises de port en port) le long des côtes atlantiques, ainsi que le ravitaillement des îles. Une caractéristique importante est le faible tirant d'eau, qui permettait la remontée des rias jusqu'à Pont-Aven, Quimperlé ou Hennebont, ainsi que l'accès à des petits ports comme Doëlan.
         De loin et à contre-jour, on peut assez facilement confondre La Belle Angèle et Corentin (qui est un peu plus grand). Les voiles marron de La Belle-Angèle sont alors le meilleur critère distinctif. On remarquera aussi que le chasse-marée de l'Aven ne possède pas de rouf entre les 2 mâts, contrairement au lougre de Quimper.
          L'association possède 5 autres voiliers, beaucoup plus petits  (certains en travaux de restauration). Le chasse-marée pratique la navigation côtière, surtout en Finistère sud et en Morbihan. Il fréquente de nombreux rassemblements de voiliers traditionnels et était même à l'Armada de Rouen en 2003.

     Comme d'autres voiliers traditionnels, le bateau a été géré par la compagnie  Gouelia (du breton Goueliad, qui veut dire voile), de Quimper, qui regroupait les différentes associations propriétaires des bateaux et recevait les demandes de personnes et de groupes voulant embarquer. Cette compagnie a disparu et la gestion est maintenant assurée par Étoile Marine, l'armement de St-Malo créé par Bob Escoffier.
      L'équipage est de 2 marins ; Le bateau peut embarquer au maximum 10 personnes en croisière (8 adultes et 2 enfants), 23  en promenade de la journée et 40 personnes peuvent s'installer à bord pour des réceptions. 
       L'intérieur est soigné et confortable.

      La Belle Angèle participe à de nombreux rassemblements de voiliers traditionnels. Elle était à la semaine du Golfe du Morbihan 2013 mais pas en 2015.Elle a participé , par contre, à la fête des Chants de marins à Paimpol 2015. Chaque année, fin août, a lieu une fête en son honneur au port de Pont-Aven, avec la participation de nombreux voiliers (en 2015, parmi les voiliers les plus gros, on remarquait Popoff, St  Michel II, Marche avec, etc.
      
  Dramatique nouvelle, le 17 octobre 2017 : la Belle Angèle s'est échouée à la sortie de l'AberWrach, dans le Finistère Nord, en revenant de Saint-Malo à Pont-Aven ; Le patron du bateau est malheureusement décédé. le bateau sortait du port ; devant la hauteur des vagues qui entraient dans le chenal, l'équipage aurait tenté de faire demi-tour ; mais une déferlante l'aurait drossé contre les roches qui bordent le chenal. Les autres équipiers ont pu être sauvés, puis l'épave s'est retrouvée très haut sur les rochers. En raison des dégâts sur la coque et de la houle persistante, elle était impossible à renflouer. Elle a fini par se déséchouer, a parcouru environ 10 milles pour s'échouer finalement, cassée en plusieurs morceaux, au pied du phare de Pontusval (Brignogan).

dimanche 27 août 2017

SHABAB OMAN

Type : Trois-mâts goélette.








Gréement : mâts composés (2 parties) ; 3 voiles carrées sur le phare de misaine ; voiles auriques et flèches  (ornées des armes du sultanat) sur le grand mât et l'artimon. 4 focs.

Matériaux : coque et pont en bois. 
Date et lieu de lancement : 1971 aux chantiers Herd & Mackenzie, à Buckie (Nord de l'Écosse, sur la Mer du Nord), architectes Robert et Victor Clark.
 
Nom lors du lancement : Captain Scott
 
Autres noms : Youth of Oman .
Utilisation initiale : Navire - école militaire.
Dernière nationalité connue : Omanaise.
Dernier port d'attache connu : Mascate.
Dernière utilisation connue : Navire-école militaire.
État : n'est plus en état de naviguer ; conservé comme musée.

Signification du nom : Shabab Oman signifie jeunesse d'Oman.
 
Longueur hors-tout : 53,95 m
Longueur de la coque :  44 m

Longueur à la flottaison : 36,6 m
Largeur maximale : 8,5 m
Tirant d'eau maximal : 4,7 m
Tirant d'air :  m
Déplacement : 484 t .
Surface maxi de voilure : 813 m²

 
Avant : étrave à guibre, figure de proue représentant Sindbad le marin ; gaillard d'avant .
 
 
Arrière : à tableau, gouvernail à tube de jaumière.

Superstructures : pas de gaillard ni de dunette ; 2 roufs entre les mâts et une chambre de vieille tout à l'arrière


   Shabab Oman  a été construit en 1971 pour une fondation écossaise et exploité comme voilier-école sur lequel la discipline était plus que dure. C'était à l'époque le plus grand voilier-école en bois.Racheté par le sultanat d'Oman en 1977, d'abord appelé Youth of Oman,  il a été le navire-école militaire du sultanat d'Oman jusqu'en 2014  ; il a alors été remplacé  par le trois-mâts carré  Shabab Oman II et est maintenant conservé comme navire-musée au port de Mascate. Son équipage était de 50 marins et cadets. Ce navire a fait plusieurs voyages en Europe et est venu à plusieurs éditions de l'Armada de Rouen.